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 Sujet du message: STAGE NATIONAL DE IAIDO VERSAILLES 2010
MessagePublié: Mer Sep 15, 2010 9:22 am 
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Inscrit le: Ven Jan 04, 2008 8:42 am
Messages: 364
Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous une adresse avec laquelle vous obtiendrez toutes les informations et modalités d'inscription au Stage National de Versailles qui se déroulra les 29, 30 et 31 octobre 2010.

http://www.cnkendo-da.com/telecharger/i ... T-2010.pdf

Cordialement,

D. Losson

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Une rencontre, une expérience


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 Sujet du message: Re: STAGE NATIONAL DE IAIDO VERSAILLES 2010
MessagePublié: Jeu Jan 13, 2011 4:09 pm 
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Inscrit le: Ven Jan 04, 2008 8:42 am
Messages: 364
Bonjour,

Je vous joins le compte-rendu du Stage National de Versailles 2010.

Bonne Lecture

D. Losson



Compte Rendu du premier
Stage National 2010 à VERSAILLES


Les quatre sensei sont arrivés le coeur pur d’un esprit vide sans égo à l'aéroport de Roissy le jeudi 28 octobre vers 18h00, attendus et accueillis par Jean-Jacques Sauvage, Marijo Sellam, André Haubert et Yves Magat. Après ces retrouvailles, la délégation s'est dirigée dans le cœur de Versailles où devaient résider les sensei pendant la durée du stage.

Après une bonne nuit de repos, le jeudi matin 28 octobre les sensei ont visité le Château de Versailles et ses jardins, patrimoine français où l'art de nos artisans règne. L’Après-midi, la délégation s’est rendue à Paris pour une promenade sur une autre île, celle de la Cité où siège Notre Dame, sa visite aurait-elle inspiré Ogura sensei !

Le lendemain matin du 29 octobre, quelques heures avant l’ouverture des portes du gymnase « dôjô », les Sensei ont préparé avec les organisateurs le Stage de l’après-midi, celui réservé aux enseignants.
A la suite de cette réunion, ils ont pu profiter d’un moment de détente pour faire du shopping tout en se promenant dans Versailles.

Stage Enseignants du 29 octobre 2010 de 14h00 à 17h30

Cette après-midi là, une cinquantaine d’enseignants étaient présents pour recevoir l’enseignement des quatre sensei. Une fois regroupés autour de Ogura Sensei qui a prononcé le discours suivant :

Traductrice : Marijo Sellam
Extrait du film : Marc Domon

Ogura Sensei
« Je suis très heureux de retrouver des personnes qui étaient présentes l'année dernière. Cette année, je vais continuer d'enseigner à ces personnes, mais, je le ferai avec les trois autres sensei qui m'ont accompagné. Nous allons nous donner de la peine pour vous enseigner et transmettre le plus de choses possibles.

Aujourd'hui, toutes les personnes réunies sont tous des enseignants et/où qui vont le devenir. Je souhaiterais que ce groupe à part, ait l'intention d'arriver à un niveau d'engagement sincère et profond, cela exige un niveau particulier.

Au départ, le but du Budô est fait pour que le pratiquant s'améliore, mais aussi, d'avoir des rapports harmonieux avec les autres. Il faut bien se dire que la finalité n'est pas les « DAN » ni d'être bon en « COMPETITION », c'est autre chose : c'est que l'humain devienne meilleur à travers sa pratique.

A partir de ce moment, on peut s'entraîner sincèrement avec progression et, dans la durée avec le but qu'on s'est fixé à soi-même. Etant donné que vous allez enseigner et avoir la responsabilité de la prise en charge de personnes, votre façon d'enseigner doit être dans l'esprit du Budô.

Aujourd’hui, nous sommes dans un centre sportif. Cela a beau être une salle de sport dans laquelle nous allons nous entraîner, mais, il n’y a pas l'esprit des entraînements d'un vrai dôjô.

Pour connaître le comportement et l'attitude qui correspond à ce qu'on attend de vous dans un dôjô, Il y a des tas de choses à enregistrer, percevoir et soi-même réagir en fonction du lieu et de ce que nous devons y faire.

Au Japon, la construction d’un dôjô est liée à une situation géographique, au sol, tout est important. Donc, on ne peut pas appeler ce gymnase un dôjô. Mais, selon les endroits et les différentes cultures, il faut un lieu où s'entraîner.
Depuis la conception du Budô, on ne pourrait pas appeler cet endroit un dôjô, cela est très important pour nous les Japonais, comme vous le savez. Pour ce stage, nous avons de la chance, on a un lieu dans lequel nous pouvons pratiquer. Même ici, il faut pratiquer sérieusement avec un esprit « SHUGYO », afin de ne pas perdre les fondamentaux du Budô.

Je sais bien que j’ai déjà expliqué à plusieurs reprises aux pratiquants qu'il fallait être pieds nus sur le dôjô et de ne pas y marcher avec des zôri. C'est capital d'être pieds nus dans l'endroit dans lequel on pratique. La plupart des personnes que j’ai rencontrées lors de ce stage ont intégré cette notion.
Au départ, cela était tangent à Bordeaux, mais, je l'ai dit une fois, maintenant tout le monde a bien compris l’importance de retirer ses chaussures.

En Italie aussi, dès le départ j’ai dû résoudre ce problème. Aujourd'hui, je me réjouis parce que le message est bien passé et quand un enseignant s'aperçoit que les gens font vraiment attention à ce qu'il dit, il y a un échange et ça fonctionne dans les 2 sens (enseignant < > pratiquants).

En tant qu'enseignant, vous devez insister pour que les pratiquants saluent le dôjô en entrant et en sortant. Il faut éduquer les débutants et c'est comme au Japon, il est important de saluer en entrant et en sortant du dôjô. A partir du moment qu'on utilise un sabre, il faut être conscient du fait que ce n'est pas anodin. En effet, cela représente un ensemble de chose qu’il faut faire à fond, tous les détails comptent.

Si vous n’êtes pas attentifs à tous ces détails, votre pratique ne sera pas d'un bon niveau. Que faire pour avoir une pratique correcte et sérieuse ? Et bien, notre cœur et nos sentiments doivent être corrects et sincères.
Dès que vous avez toutes ces notions en tête, vous pouvez commencer à vous consacrer à l'enseignement de ces notions à des personnes qui veulent y croire.
Maintenant, nous allons passer à la pratique. »

Suite à cette remarque, quatre groupes ont été formés avec comme instructeur :

- Ogura Sensei : entraînement de l'Equipe de France,
- Tanno Sensei : groupe 6, 5 et 4ème Dan
- Nakano Sensei : groupe 2 et 3ème Dan
- Takahashi Sensei : groupe 1er Dan et autres présents.

Pour ma part, je me trouvais dans le groupe de Tanno Sensei et voici les points importants du Seitei Gata qu'il a pu nous enseigner, afin de nous corriger et d’enseigner correctement à nos élèves.

Les points de corrections ci-dessous ont été portés à notre attention :

1 – Maé
- en réalisant le nuki tsuké, la tsuka kashira doit être face et dans l'axe de l'ennemi,
- synchroniser les pieds dans la préparation du nuki tsuké,
- en position nuki tsuké le bras est parallèle au sol,
- effectuer le furi kaburi avec le kissaki qui passe par l'oreille gauche,
- réaliser le furi kaburi et le nuki tsuké dans un même temps avec fluidité,
- appliquer un metsuké correct et une attitude (shisei) corporelle adaptée (ceci est valable dans tous les autres kata).

2 – Ushiro (2 façons de faire)

- se relever sur les genoux, puis imaginer une personne assise à sa gauche, le sabre est sorti de 10 cm environ, dégainer une fois qu'on est en mesure de la toucher
- une fois retourné, le corps fait face à l’ennemi qui se trouve légèrement à votre gauche,
- le fumi komi avec le pied gauche et le nuki tsuké se font simultanément,
- reprendre les autres points du kata Maé,


Autre version Ushiro (depuis 2009)
- la seule différence est : de la position seiza, on effectue directement la rotation en exécutant le nuki tsuké.

3 – Uké Nagashi
- en position uké (debout) les épaules sont faces au shomen et/où à l’ennemi,
- la déviation débute dès que le kissaki quitte le koiguchi,
- en furi kabuté la main droite ne bouge pas et la tsuka kashira se trouve au centre du corps,
- le furi kabuté et le kiri oroshi se réalisent sans arrêt,

4 – Tsuka Até
- saisir le sabre à deux mains et en un seul mouvement « jiri ichi » se relever et frapper « atémi » au plexus solaire,
- dégainer le sabre avec le tranchant vers le haut, le hikinuki se réalise naturellement avec la rotation des hanches et le pivot sur le genou gauche,
- en position tsuki, contrôler si le dos de la lame « mune » et bien parallèle à sa poitrine,
- après la coupe, vérifier que le monuchi soit parallèle au sol,
- effectuer le yoko chiburi avec la lame parallèle au sol (ceci est valable pour les kata 6, 8, 11 et 12).

5 – Késa Giri
- en dégainant le sabre, la tsuka kashira est dirigée vers le menton,
- en coupant assurez vous que la lame est bien dans le corps (diagonale),
- en position hasso la tsuba est au niveau de la bouche,
- en réalisant le chiburi, la main gauche se place directement sur la saya au niveau du koiguchi


6 – Moroté Tsuki
- en dégainant le sabre lui donner l'angle nanamé (tempe droite > menton gauche),
- en kamaé chudan, assurez-vous que la main gauche soit au niveau du nombril et que le kissaki soit à la hauteur de la gorge,
- il ne faut pas marquer d’arrêt entre chudan kamaé et le tsuki,
- après le tsuki sortir la lame naturellement avec les hanches, exécuter avec le sabre « uké nagashi » dans les rotations, assurer-vous que le sabre monte directement au-dessus de la tête,

Le mouvement des pieds pour les kata 6, 8 et 10 sont tous différents.


7 – Sampo Giri
- après le 4ème pas, sans trop sortir le sabre exprimer un sémé,
- après la 1ère coupe les pieds sont parallèles sur un même plan et la lame coupe bien à partir du dessus de la tête,
- effectuer avec le sabre un passage en uké nagashi et couper directement,

8 – Gan Men Até
- l'atémi se réalise avec les hanches face à son ennemi,
- l'adversaire qui se trouve dans le dos est décalé légèrement sur sa gauche, c'est pourquoi il faut réaliser un bon fumikai,
- dans la rotation après le tsuki, le sabre passe en uké nagashi avant de couper,

9 – Soété Tsuki
- tourner et diriger la tsuka kashira vers le visage de vote ennemi,
- effectuer le tsuki de manière à ce que le sabre reste sur le même plan,
- réaliser le chiburi : la main gauche se place sur la saya (késa giri) les hanches se replacent face à l’ennemi pour reculer, puis réaliser le chiburi sans descendre la main droite.

10 – Shi O Giri
- respecter les angles de déplacements du kata,
- l'atémi se réalise sur le dessus le la main droite, ??
- réaliser le kamaé sur la poitrine avec un fumikai (Hito emi),
- en position tsuki, le kissaki est dans la trajectoire de l'ennemi,

11 – Soo Giri
- le sabre dans l’obi, sortez la lame sans changer la position de la saya, ceci permet à la main droite d’être en bonne position pour amener le sabre en uke nagashi,
- les coupes sont réalisées successivement avec du sémé,

12 – Nuki Uchi
- assurez-vous que la main droite se déplace vers le haut en la gardant près du corps, la tsuka est légèrement à droite du centre du corps pour positionner le sabre au-dessus de la tête.

Dès la première demi-journée, les sensei ont inlassablement transmis un enseignement porteur qui fût bénéfique pour les enseignants présents.
Maintenant, nous avons tous une année pour nous corriger et ainsi démontrer aux sensei que leur enseignement fonctionne bien dans les deux sens.

Samedi 30 octobre 2010 matin

Discours : OGURA Sensei
Traductrice : Marijo Sellam
Extrait du film : Marc Domon

Ogura Sensei est très heureux de revenir en France et pour pouvoir enseigner aux pratiquants qui sont là aujourd'hui : « I am very happy again. »

« Bien entendu, la pratique du Iaïdô est un art traditionnel au Japon. En France aussi, il y a des arts et des pratiques traditionnels dans beaucoup de domaines. Au Japon, il y a quatre arts à signaler dans les traditions qui sont la Voie du Budô : Kendô – Iaïdô – Jôdô – Kyudô.

En tant que Sensei et par rapport à ces voies difficiles, je pratique le Kendô et le Iaïdô. Il y a aussi le Shodô (calligraphie), l’Ikébana (l'art floral) et le Sadô (l'art du thé).
Il faut aussi savoir que l'art du thé a été longtemps pratiqué par les samouraï de l'époque.

En ce qui concerne les quatre disciplines citées ci-dessus, elles représentent le coeur du Japon. Elles sont essentielles en tant que disciplines traditionnelles au Japon. Donc, Ogura sensei a du respect pour les étrangers qui suivent la voie du Iaïdô.

Quand on porte le hakama, qu'elle est la jambe qui avance en premier ?
Ceux qui pensent qu'il faut avancer la jambe droite, lever la main !
Ceux qui pensent que c'est la jambe gauche, lever la main !

En réalité, tout ce qui venait du coeur, les Samouraï commençaient par la jambe gauche. En effet, quand les guerriers présentaient le pied droit, c'était pour se faire seppuku. Donc, il était préférable de commencer ses déplacements par le pied gauche. »

Traductrice : Marijo Sellam
« Le Sensei voulait que nous sachions et que nous nous souvenions pourquoi les choses se passaient ainsi, il y a toujours une raison pour bouger de telle ou telle manière. ».

Ogura Sensei : « Je voudrais vous parler de tout ce qui concerne le thé et comment se prépare la cérémonie du thé. C'est par rapport à sa propre vie qu'on met en place les arts. Dans l’art du thé, il y avait essentiellement des écoles pratiquées par les guerriers.

En réalité, cet art se pratiquait à la nuit tombante et c'était le/un moment propice pour le Samourai de s'adonner à l'art du thé. Les Ronin, les Samourai qui se déplaçaient dans le Japon craignaient ce moment-là, car durant la cérémonie du thé, ils étaient dans la pénombre, l’obscurité.
En fait, les personnages néfastes profitaient que la nuit tombait pour atteindre les autres dans l'ombre. C'était vraiment une mauvaise façon de défier et aussi de détrousser les autres. A cette époque, il avait beaucoup de mauvaises personnes.

Ils faisaient eux-mêmes la cérémonie du thé de façon à se faire pardonner et à ne plus commettre de mauvaises actions. Là où se déroulait la cérémonie du thé, c'était une repentance.

Sachant les faits, ils réalisaient cette cérémonie pour se purifier eux-mêmes. Par contre, s'ils avaient fait des choses répréhensibles, ils ne se représentaient plus à cet endroit.
Ayant fait ce serment de ne plus faire des choses répréhensibles, les autres pouvaient venir à eux, c'était une façon de se purifier à travers la cérémonie du thé.

A l'époque d'Edo, un Samourai d'une grande classe, lui-même il n'est jamais retourné sur le lieu où il avait fait son serment. En retournant sur les lieux son serment n'a pas été respecté. Alors, il s'est demandé si pour lui c'était la fin ou le début d'une autre vie ?

Pour lui tout s'est arrêté là, tout le pays a su qu'il n'avait pas respecté le serment qu'il s'était fait à lui-même : de ne pas avoir à retourner sur les lieux où il était supposé retourner.

A partir de là, il a commencé à enseigner à d'autres personnes la façon de mourir dignement : il fallait dégainer, armer le sabre et fermer les yeux. Un brigand a suivi son enseignement, ce personnage néfaste n'était pas capable de manier le sabre. Ce brigand en question a fait ce que le Sensei lui avait appris, il a dégainé le sabre, puis armer en jodan et fermer les yeux. Il lui avait indiqué qu'une fois en jodan, il devait couper tout droit devant lui.

Donc, il s'est mis en face d'un Samourai qui lui aussi avait fermé les yeux et avançait l'un vers l'autre et cela a fait reculé le Samourai. (je suppose que Ogura Sensei veut parler du sémé)
En effet, d'être en face de quelqu'un qui vous menace, il suffit d'avancer. Si son esprit est le plus fort, l'autre est obligé de reculer, c'est une histoire de distance. C'est une notion que nous devons avoir en IAÏ.

Quand l'un étant en garde jodan et l'autre en chudan, il était supposé couper celui en garde jodan. Mais, il s'est dit : si j'avance lui aussi risquait d'être tué. Donc, les deux ont reculé, il y a eu un effet psychologique entre les deux, aucun n'a coupé, craignant d'être atteint. Personne n'a osé porter l'attaque sur celui qui était en face de lui.

En iaïdô comme en kendô, il y a parfois des situations où l'on doit avancer pour couper ?, mais il y a toujours le doute d'être touché avant.
A ce moment, le personnage qui était mauvais, était prêt à mourir en renonçant à la vie, l'action n'avait plus d'importance pour lui.
Alors, à la limite il faut être toujours prêt, disponible, ouvert et se dire que sa propre vie on l'offre à l'univers et aux autres. Il faut ouvrir l'esprit et à ce moment-là on ne sera pas atteint.

Que ce soit pour la compétition et/ou les passages de grades, on souhaite réussir, mais il faut se vider l'esprit dans le but d'y arriver. Mais, si on y pense trop cela ne marchera pas.
Il faut ne penser à rien, se vider l'esprit et ne faire que l'action. Et si on est trop accroché à l'idée de l'action, cela ne marchera pas plus, ni en compétition et ni au passage de grade. »

Donc, il faut vider le coeur et l'esprit, il ne faut pas avoir d'intention insiste Ogura Sensei par rapport aux passages de grades qui vont avoir lieu dimanche 31 octobre et pour la compétition du mois de novembre 2010. Il demande à tous ceux qui sont concernés d'essayer de faire le vide avec un esprit ouvert et de donner tout son ÂME en même temps sans être fixé sur le BUT.

« Avec cette façon de concevoir les choses, je vous demande de faire ces choses à fond avec courage, sachant que rien n'est acquis d'avance. » Donc, dans l'esprit que nous a indiqué Ogura Sensei, il faut le faire avec un coeur parfait / léger et un esprit dégagé.

Quelqu'un qui a de mauvaises intentions et qui n'est pas capable de combattre son adversaire, à partir du moment où il met sa vie en péril, même sincèrement, il sera sauvé du fait qu'il est prêt à donner sa vie. Ogura Sensei veut qu'on se souvienne du terme « TEMI » se vider de son égo. Si on arrive à obtenir cet état d'esprit, on peut progresser dans les passages de grade et avoir des résultats en compétition, il faut vider de son égo...!

Maintenant, nous allons passer à des choses plus simples et faciles, l'entraînement. Mais il faut toujours vous souvenir que le plus important, c'est le coeur. C'est le message qu'il a essayé de faire passer dans son discours.

Suite à cette remarque, quatre groupes ont été formés, répartis dans deux dôjô et, les instructeurs ont pu transmettre leur enseignement aux groupes suivants :

- Ogura Sensei : groupe 3 et 4ème Dan,
- Tanno Sensei : groupe 6 et 5ème Dan
- Nakano Sensei : groupe 1er et 2ème Dan
- Takahashi Sensei : groupe Mudan.

Mais avant de rejoindre nos dôjô respectifs, Ogura Sensei nous a informés que le Seitei Gata allait être démontré en série de trois kata par Tanno Sensei et expliqué par lui-même avec l’aide du guide ZNKR, puis entraînement et ainsi de suite.
Certes, il faut ouvrir son coeur, mais il faut commencer par écouter et voir, afin d'appliquer les explications une fois de retour dans nos groupes respectifs et dôjô.

En ce qui me concerne, je me trouvais dans le groupe des 5 et 6ème Dan. L’entraînement a commencé par un échauffement activo dynamique, suivi du ToRei et de quelques kihon avec le sabre.

Puis, nous avons poursuivi par les séries de kata démontrées et expliquées au fur à mesure.
Naturellement, durant ce stage Tanno Sensei a beaucoup corrigé et insisté sur l’importance de la précision de nos gestes, surtout pour le nuki tsuké, atémi et nuki uchi. D’ailleurs, nous avons régulièrement travaillé à deux, par exemple :

- Maé : à la fin du nuki tsuké, le kissaki devait être proche de l’oeil gauche de notre partenaire.

- Tsuka Até : sur l’attaque avec la tsuka kashira, l’atémi devait être face au plexus solaire,

- Moroté tsuki : une fois le nuki uchi réalisé, le kissaki devait se trouver à / dans l'angle gauche du menton.

Le message envoyé / émis par Tanno Sensei aux 5 et 6ème Dan était orienté sur la précision des gestes en général et sur les postures qui les accompagnent. Ce qui me fait dire que rien n’est acquis et qu’une remise en question et une réflexion sur notre pratique s’imposent à nous.

Ouvrir son cœur ne consiste pas à fermer les yeux et les oreilles. Combien d’entre nous ont pris des notes sur les corrections assignées par Tanno sensei ? Peu !
Et pourtant, nous devrions être capables d’écrire ce qui a été dit et faire ce que l’on a écrit et, de prouver / pouvoir démontrer que ce qu’on a écrit est bien ce que l’on fait !

Remerciements

L'organisation
Un grand merci du coeur aux Sensei et aussi à toutes les personnes qui ont participé à l’organisation de ce stage, entre autre :

- les traducteurs : Mme Marijo Sellam, Mr Ando Takashi, Mr Tadashi Kajiya, Mr Daniel Dujo
- les bénévoles : Romain Cauet, Yves MAGAT ainsi que les membres de Versailles Budo
- sans oublier : Jean-Jaques Sauvage Responsable de la commission Iaido


Conclusion
Certes, nous ne sommes pas japonais mais des mots simples comme, ouvrir son coeur, se donner à fond avec sincérité dans ce que nous entreprenons, sont les mots que de notre société vante actuellement : « attitude zen, rester zen... ». Alors, ne serait-ce qu'une illusion, un miroir où chacun perd son chemin.



Dominique LOSSON
Sous commission Communication

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 Sujet du message: Re: STAGE NATIONAL DE IAIDO VERSAILLES 2010
MessagePublié: Jeu Jan 13, 2011 4:41 pm 
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Inscrit le: Ven Jan 04, 2008 8:42 am
Messages: 364
Bonjour,

Voici un autre compte-rendu sur le Stage de Vesailles, les auteurs sont :

MM : Robert Louis-Maris, Loïc Tréhin et Pascal Bizet.

D. Losson

Stage de Iaido à Versailles les 29-30-31 octobre 2010
Sous la direction technique de Yuji TAKAHASHI 8ème dan Kyoshi
Pour le groupe de kyusha


En ouverture du stage, TAKAHASHI sensei a insisté sur le respect de l’étiquette. Le strict respect de l’étiquette fait partie intégrante de la pratique du sabre, elle en est l’esprit.


LES POSITIONS DE DEBUT DE KATA

TAKAHASHI Sensei nous indique :

Debout

L’écart des pieds doit correspondre à la largeur du bassin offrant ainsi une stabilité naturelle (terme japonais : Antei) essentielle avant de débuter les katas.

Seiza & Teta Hiza

Les positions Seiza et Teta Hiza ne sont pas des positions de repos. Nous ne sommes pas assis sur nos talons (les fessiers sont à 1cm environs). Cette attitude maintient les quadriceps sous tension. C’est une position dynamique associée à la contraction du Hara elle favorise la vélocité et le relèvement perpendiculaire du tronc.

Il faut descendre en expirant, la tête droite le regard dirigé vers l’adversaire. C’est une attitude importante de vigilance. Baisser la tête ou la porter en avant est une attitude suicidaire. Cette posture est seulement utilisée lors d’un Seppuku. L’expiration doit s’achevée lorsque la main gauche se pose sur la cuisse gauche.

« Mushin » (non-pensée, esprit vide) est l’attitude que nous devons observer au moment de débuter le kata (cet état d’esprit est acquis dès la station debout). A ce moment, la saisie du sabre commence dès la première inspiration. La préhension de la Tsuka s’effectue sans force avec une saisie à hauteur des 2ème phalanges de la main droite (non serrée). On veille à ce que le poignet ne soit pas « cassé ». Idem lors du Noto le pouce trouve sa place sous la Tsuka sans dépasser de celle-ci.

En résumé :

TAKAHASHI Sensei insiste sur la notion de « Shisei » équilibre entre un positionnement correct du corps et la cohésion de la respiration, de la tension du « Hara » et de l’esprit «Muchin et Zanshin».

Le respect de l’ensemble de ces critères permet d’exécuter les katas avec une parfaite harmonie corps – esprit favorisant la voie de l’énergie (ki aï). TAKAHASHI Sensei précise que pour aboutir à un tel équilibre le développement, le renforcement et l’entretien musculaire et mental par des exercices quotidiens avec le sabre est impératif.


POINTS ESSENTIELS DES KATAS SOULIGNES PAR TAKAHASHI SENSEI

MAE
Pour Nukitsuké la saisie de la Tsuka s’effectue correctement sans crispation à hauteur de la 2ème phalange sans « coller » à la tsuba donnant ainsi vélocité et énergie à la coupe. La rotation de la Saya afin de positionner la lame horizontale, s’effectue pendant la remontée perpendiculaire du tronc. La lame est maintenue et guidée entre le pouce et l’index de la main gauche jusqu’au kissaki. La Saya est « glissée » vers l’arrière sans être écartée du corps.

Hidari Yokoguruma (coupe horizontale de gauche à droite) s’effectue à hauteur des yeux de l’adversaire présumé, le bras est parallèle au sol, le Hara en tension. Hidari Yokoguruma est synchronisé avec la pose du pied droit au sol. La Saya est repositionnée au moment du Furikabuté et Shomen Uchi est effectué de manière ample (le Mono-Uchi est lancée vers l’avant) avec l’énergie de l’expiration et la contraction du Hara.

Pour O chiburi la lame et le bras sont parallèles au sol. Le Mono-Uchi ne doit pas tomber en arrière. L’avant bras est replié amenant la tsuba à hauteur de la tempe alors que le bras reste parallèle au sol. Lors de la remontée, le corps est stable et le tronc reste bien perpendiculaire au sol. Avec l’énergie du Hara, le Mono-Uchi est lancé en avant et verrouillé lorsque la tsuba se trouve à hauteur des hanches. O chiburi est synchronisé avec la remontée du corps.

Lorsque le pied gauche est ramené parallèlement à hauteur du pied droit, les genoux sont serrés l’un contre l’autre assurant une parfaite stabilité. La jambe droite recule en position tendue, talon légèrement relevé. L’écart entre les deux pieds doit être de la longueur d’un sabre.

Noto s’effectue en maintenant fermement la Saya avec la main gauche qui saisie dans un même temps la lame entre le pouce et l’index au niveau de la tsuba. Le maintient de la Tsuka est souple, le poignet n’est pas « cassé », il ne fait pas de mouvement de « foué ». Noto se fait en un seul temps avec « fluidité » et célérité.

TAKAHASHI Sensei vérifie bien, que :

- Seiza soit dynamique
- la saisie de la Tsuka ne s’effectue pas par au-dessus
- le redressement du tronc s’effectue selon un axe vertical sans déséquilibre latérale ou frontale
- Hidari Yokoguruma soit à la hauteur des yeux, effectué avec énergie mais sans crispation
- Hidari Yokoguruma soit synchronisé avec la pose du pied droit au sol
- la cuisse et le mollet gauche soient bien à 90 degrés au moment de la première coupe
- le Mono-Uchi ne descende pas en arrière au moment d’armer
- Shomen Uchi soit effectuée loin devant soi en expirant avec le Hara contracté
- au moment du O chiburi la jambe gauche soit bien tendue
- au moment du passage jambe droite, jambe gauche les genoux soient serrés, pieds à plats
- Noto soit exécuté sans que le poignet ne se désolidarise, que la lame soit saisie entre le pouce et l’index, que la Saya soit maintenue fermement et que se soit elle qui « absorbe » le sabre
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin


USHIRO
Les points abordés dans le précédent kata sont à transposer. La difficulté supplémentaire vient de la rotation du corps à 180°. Il convient d’être attentif à maintenir une parfaite stabilité. La tension du Hara, la perpendicularité du tronc, le regard, l’écart et la perpendicularité latérale et frontale de la jambe gauche dans l’axe de coupe au moment du Yokoguruma est déterminant.

TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- Seiza soit dynamique
- la saisie de la tsuka ne s’effectue pas par au-dessus
- le redressement du tronc s’effectue selon un axe vertical sans déséquilibre latérale ou frontale
- Hidari Yokoguruma soit à la hauteur des yeux, effectué avec énergie mais sans crispation
- Hidari Yokoguruma soit synchronisé avec la pose du pied droit au sol
- la cuisse et le mollet gauche soient bien à 90 degrés au moment de la première coupe
- le Mono-Uchi ne descende pas en arrière au moment d’armer
- Shomen Uchi soit effectuée loin devant soi en expirant avec le Hara contracté
- au moment du O chiburi la jambe gauche soit bien tendue
- au moment du passage jambe droite, jambe gauche les genoux soient serrés, pieds à plats
- Noto soit exécuté sans que le poignet ne se désolidarise, que la lame soit saisie entre le pouce et l’index, que la saya soit maintenue fermement et que se soit elle qui « absorbe » le sabre
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin
- le tronc reste en équilibre bien perpendiculaire au moment de la rotation
- le regard anticipe la rotation
- la rotation soit bien de 180°


UKENAGASHI
En passant de la position Seiza à la position debout, le pied gauche ne doit pas dépasser le genou droit. Le pied gauche est posé, ouvert à 90°, talon à hauteur du genoux droit (rotation externe de la hanche). Le gros orteil du pied droit se trouve logé dans le creux du pied gauche.
Avant et pendant la montée du corps, le regard est orienté en direction de l’adversaire présumé. En position debout les pieds sont parallèles avec un écart correspondant au prolongement des hanches.

Nukitsuke s’effectue vers le haut amorçant ainsi Ukenagashi. L’attaque est contrée par un blocage déviant la lame du sabre de l’adversaire au moment du Shomen Uchi. Le sabre est incliné et verrouillé à 45° au dessus et légèrement en avant du front.

Hidari Kesagiri (de haut en bas de la gauche vers la droite) s’effectue en reculant la jambe gauche. L’écart entre les deux pieds doit correspondre à la longueur du sabre (un repère commun à tous les katas debout lorsque les pieds sont écartés). Hidari Kesagiri est exécuté jusqu’à hauteur du « psoas iliaque », voir du « tenseur fascia-lata » de l’adversaire présumé.

Pour Noto, il n’est pas obligatoire de poser le Mono-Uchi sur le genou. En fin de Noto, au moment de la rotation de la Saya, la Tsuka tourne à l’intérieur de la main qui la maintient. La position finale permet ainsi de pouvoir effectuer à nouveau Nukitsuke si besoin est.


TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- Seiza soit dynamique
- la saisie de la Tsuka ne s’effectue pas par au-dessus
- le redressement du tronc s’effectue selon un axe vertical sans déséquilibre latérale ou frontale
- le regard anticipe Nukitsuke
- Nukitsuke soit effectué vers le haut et la Saya tirée vers le bas
- les positions des pieds et du corps soient correctes au moment et à la fin du relèvement
- la lame soit bien positionnée au moment du blocage
- le mouvement s’effectue avec fluidité (sans temps mort)
- Hidari Kesagiri soit effectuée loin devant soi en expirant avec le Hara contracté et que le Mono-Uchi s’arrête à hauteur du « psoas iliaque », ou du « tenseur fascia-lata » de l’adversaire présumé
- Noto soit exécuté sans que le poignet ne se désolidarise, que la lame soit saisie entre le pouce et l’index, que la saya soit maintenue fermement et que se soit elle qui « absorbe » le sabre
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin



TSUKA ATE
Comme pour Seiza, Tate Hiza doit être dynamique. Le pied droit est posé à plat à hauteur du genoux gauche. Le genoux droit est pratiquement à la verticale. Les mains posées sur le haut des cuisses sont fermées mais non serrées, paume vers le bas.

L’attaque avec la tsuka kashira vers le sternum de l’adversaire présumé est puissante. Nukitsuke est effectué en faisant glisser la saya jusqu’à hauteur de la hanche. La main droite fixe la tsuka sur le sternum de l’adersaire. La lame est maintenue entre le pouce et l’index de la main gauche jusqu’au kissaki. La lame est complètement dégagée au moment ou la jambe gauche pivote vers la droite amenant le pied droit au niveau des fessiers. Le mune est maintenu contre la poitrine juste au dessus du sternum.

Tsuki est effectué en ramenant simultanément le Koiguchi au niveau du Hara. La Tsuka est « fixée » sous l’avant bras droit.

La Kissaki ne doit pas tomber en arrière lors du Furikabute. La Tsuka est amenée au dessus de la tête en protection et le Mono-Uchi « pique au ciel ». Comme pour Mae et Uchiro, Shomen Uchi est effectué de manière ample (le Mono-Uchi est lancée vers l’avant) avec l’énergie de l’expiration et la contraction du Hara. A la différence de Mae et Uchiro, à la fin de la coupe la lame est parallèle au sol légèrement au dessus du genoux droit.

Noto est effectué en ramenant le pied droit à plat au niveau du genoux gauche. La position est dynamique.



TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :


- Tate Hiza soit dynamique
- la saisie de la tsuka ne s’effectue pas par au-dessus
- le redressement du tronc s’effectue selon un axe vertical sans déséquilibre latérale ou frontale
- Tsuki avec la Tsuka Kachira soit puissant et effectué à hauteur du sternum
- Tsuki soit exécuté en faisant glisser le Mune contre la poitrine, la Tsuka « fixée » sous l’avant bras droit, la lame parallèle au sol et que le koiguchi soit ramené simultanément au niveau du Hara
- le genoux droit reste dans l’axe initial
- Shomen Uchi soit effectuée loin devant soi en expirant avec le Hara contracté
- Noto soit exécuté sans que le poignet ne se désolidarise, que la lame soit saisie entre le pouce et l’index, que la Saya soit maintenue fermement et que se soit elle qui « absorbe » le sabre
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin



KESA GIRI
La rotation de la Saya pour exécuter Gyaku Kesagiri est amorcée sur le 2ème pas. Néanmoins TAKAHASHI Senseï précise que dans un premier temps pour les novices, la rotation de la Saya et Nukitsuke puissent se faire simultanément sur le 3ème pas.

La coupe doit s’effectuer sur un seul temps et sur la même ligne de coupe (de bas en haut et de haut en bas). Au moment de la rotation de la lame pour la coupe (Hidari Kesagiri) la Kissaki doit être maintenue dans l’axe de coupe. Pour ce faire il faut qu’il n’y ait aucune crispation lors de la prise et le maintien de la Tsuka, de même pour ce qui relève de la sollicitation musculaire.

En passant en Haso no kamae il faut veiller à ce que cela se fasse avec Sémé. En position finale la tsuba est à hauteur de la bouche. Au moment de Chiburi la main gauche couvre le koiguchi.

TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- la saisie de la Tsuka ne s’effectue pas par au-dessus
- que Gyaku Kesagiri soit « fluide » et se fasse sur un seul temps
- l’axe de coupe soit maintenue
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin


MOROTE ZUKI
Nukitsuke est amorcé au 2ème pas. Hidari Kesagiri va de la tempe droite au menton. TAKAHASHI Sensei a insisté sur le fait que les hanches et les épaules soient face à l’adversaire. Les pieds sont positionnés comme au Kendo. Le Boshi est « fixé » à la hauteur du menton.

Retour du pied gauche à hauteur du talon droit pour exécuter Tsuki en avançant le pied droit tout en descendant le Boshi à hauteur du sternum (ki ken Tai Ichi). Le mouvement doit donner le sentiment que la coupe est exécutée jusqu’au sternum avant de pénétrer d’estoc. Tsuki est effectué sur un déplacement en Hokuri Ashi avec le corps tout entier.

TAKAHASHI Sensei a insisté sur les points suivants : Pour retirer le Mono-Uchi du sternum, il est nécessaire de transférer le poids du corps sur la jambe gauche en exécutant une rotation des hanches vers la gauche. Le pivot s’effectuant sur le pied gauche. Le pied droit suit la rotation. Les mains ne reviennent pas aux hanches (ne pas tirer sur le sabre). Furikabute ne se fait pas directement au dessus de la tête. Pendant la rotation, le sabre longe l’épaule droite pour ensuite être armé au-dessus de la tête.

Shomen Uchi ample, la lame s’arrête parallèle au sol. Rotation à 180° sur la gauche avec Furikabute simultané (le regard anticipe systématiquement au moment des rotations) et Shomen Uchi ample, la lame s’arrête parallèle au sol.

Chiburi, la Tsuba à hauteur de la hanche

TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- lors de la coupe Hidari-Kesagiri, le Boshi s’arrête bien à hauteur du menton de l’adversaire
- la position du corps et des pieds soient bien de face
- Tsuki soit effectué correctement avec l’inertie de tout le corps
- le corps soit droit lors du déplacement en Hokuri Ashi et la kissaki à hauteur du sternum
- lors de l’extraction du sabre du sternum, le transfert du corps sur la jambe gauche et Furikabute se fasse correctement
- le regard anticipe lors des rotations
- l’écart et la position des pieds soient correcte (longueur d’un sabre et parallèle)
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin


SANPO GIRI
La saisie du sabre s’effectue sur le troisième pas. Nukitsuke est amorcé au 4ème pas dans l’axe du déplacement. Le 5ème pas s’effectue à 45° de l’axe initiale, simultanément la 1ère coupe en Shomen-Uchi est portée. Les pieds sont bien parallèles.

La rotation pour effectuer la 2ème coupe en Shomen-Uchi s’effectue par une simple rotation du tronc par la gauche. Les pieds sans se déplacer pivotent sur place. Le regard marque un rapide temps d’observation dans la direction initiale. Furikabute est effectué au moment de la rotation.

La 3ème coupe en Shomen-Uchi s’effectue après un pivot par la droite en direction de l’axe initiale. Furikabute est effectué au moment de la rotation. Furikabute est effectué de manière ample en avançant le pied droit dans la direction de la coupe. L’écart des pieds doit être de l’ordre d’une longueur de sabre.

Hidari jodan est armé avec un fort semé. O-chiburi la lame est pratiquement parallèle au sol (légèrement inclinée) et la Tsuba à hauteur de la hanche.
TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- la 1ère coupe se face dans l’axe médian du visage de l’adversaire
- les pieds soient correctement positionnés
- lors des rotations la tension du Hara assure un parfait équilibre
- la 3ème couple soit ample et que l’écart des pieds soit de la longueur d’un sabre
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin


GAN MEN ATE
Le sabre est saisi au 2ème pas. La Saya est maintenue solidaire du sabre. L’estoc entre les deux yeux est porté avec la tsuka-gashira en faisant glisser en direction du visage de l’adversaire l’ensemble du sabre. Le ki-ken-tai-ichi est fort.

La Tsuka est maintenue au contact du visage de l’adversaire pendant que la Saya est tirée jusqu’à la hanche. La kissaki est pincée entre le pouce et l’index de la main gauche qui maintien en même temps le koiguchi. La kissaki est maintenue pendant la rotation du corps à 180° évitant ainsi que la lame ne s’écarte. La rotation est effectuée avec les hanches et l’énergie du Hara. En fin de rotation la lame est à plat, parallèle au sol, le Ha tourné vers l’extérieur et la Tsuba bloquée à hauteur de la hanche. Le jambe droite est tendue en arrière

Le Tsuki est porté à hauteur du sternum de l’adversaire en avançant le pied droit en Ayumi Ashi. Les pieds ont un écart d’environ une longueur de sabre. La Tsuka est « fixée » sous l’avant bras. En portant le Tsuki, la lame remonte légèrement et le Ha est légèrement tourné vers le haut.

Rotation des hanches à 180° par la gauche avec Furikabute simultané. La main gauche vient saisir la Tsuka au dessus de la tête. Nukitsuke ample en avançant la jambe droite. L’écart des pieds doit faire la longueur d’un sabre.

Chiburi, la lame est pratiquement parallèle au sol (légèrement inclinée) et la Tsuba à hauteur de la hanche.



TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- le ki-ken-tai-ichi est fort
- la lame ne soit pas écartée du corps pendant la rotation
- les rotations se fassent avec les hanches et la tension du Hara
- la position des pieds soit correct au moment des rotations
- le Tsuki soit porté correctement (positions de la lame et des pieds)
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin




SOETE ZUKI
Nukitsuke est amorcé sur le deuxième pas. Lors de Nukitsuke en Hidari kesagiri la lame parcourt un trajet allant de l’épaule droite de l’adversaire jusqu’à sa hanche gauche. A l’issue de la coupe, le sabre ne doit pas aller au-delà de la limite du corps coupé.

En reculant, la Tsuba est ramenée à hauteur de la Hanche (crête Iliaque) tout en maintenant la lame dans son axe de coupe et le pied droit s’ouvre à 90° en venant se caler dans le creux interne du pied gauche. Dans le même temps la main gauche enserre le mune entre le pouce et l’index. Les doigts de la main gauche tendus ne doivent pas apparaître en – deçà du Ha.

Tsuki est effectué en transférant le poids du corps sur la jambe droite afin de libérer la jambe gauche. La Tsuba est maintenue à hauteur du nombril au moment de l’estoc. Tsuki est porté au niveau du sternum.

Pour préparer Chiburi, les hanches sont repositionnées dans l’axe, face à l’adversaire présumé. Dans un même temps la lame est poussée sur une rotation visant à préparer l’extraction du Mono-Uchi en positionnant la lame à l’horizontale.

Retour du pied gauche en arrière avec un positionnement de la main gauche sur le koiguchi. Chiburi, est effectué sur un plan plus élevé, la Tsuba au dessus de la hanche. Le mouvement permet d’extraire le Mono-Uchi en sus d’égoûter le sang.

TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- la coupe en Hidari Kesagiri aille de l’épaule droite à la hanche gauche
- les pieds soient dans une bonne position au moment d’armer Tsuki
- les doigts ne dépassent pas du Ha lors du maintient de la lame
- le poids soit bien transféré sur la jambe droite au moment d’effectuer Tsuki
- Tsuki soit effectué avec le poids du corps tout entier, Hara en tension, sans basculement du corps
- les hanches soient bien positionnées et l’ensemble du corps en parfait équilibre au moment du Chiburi
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin


SHIHO GIRI
Au moment du 3ème pas à 45° de l’axe initiale, le coup porté avec la Tsuka sur les poignets de l’adversaire présumé, s’effectue avec un puissant ki-ken-tai-ichi. L’objectif recherché est de briser net les poignets de l’adversaire.

Nukitsuke s’effectue en maintenant la Tsuka sur les poignets de l’adversaire. La Saya est tirée et la lame est maintenue entre le pouce et l’index de la main gauche jusqu’au Kissaki afin de guider le mune contre la poitrine.

Les pieds parallèles sont orientés en même temps dans la direction du second adversaire. Le Tsuki est porté vigoureusement en faisant simultanément glisser la lame contre la poitrine et en avançant sur un déplacement « chassé – glissé » gauche - droite.

Anticipation du regard, rotation des hanches à 180° avec tension du Hara, Furikabute et Men Ushi en avançant la jambe gauche.

Simultanément, rotation des hanches à 45° sur la droite avec tension du Hara, Furikabute et Men Ushi en avançant le pied droit.

Anticipation du regard et simultanément rotation des hanches à 180° avec tension du Hara et wakikamae. Le Mono Ushi doit être invisible à l’adversaire. La main gauche et la Tsuka sont amenées et posées sur la hanche, le sabre est incliné à 45°, le Ha dirigé à 45° vers le sol. Les bras sont détendus. La saisie de la Tsuka s’effectue sans crispation.

Seme, Furikabute et Men Uchi en avançant d’un pas, le pied droit. Seme et Hidari Jodan en reculant d’un pas, le pied droit. Seme et O-Chiburi


TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- les rotations et la position des pieds et des hanches soient correcte
- les quatre bonnes directions soient respectées
- Wakikamae soit effectué correctement en amenant la Tsuka à hauteur de la hanche et en posant la main droite sur la crête Iliaque
- en position Wakikamae, le Mono Ushi soit invisible à l’adversaire
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin


SÔGIRI
Au 3ème pas, Nukitsuke est effectué vers le haut en glissant la Saya vers le bas. Le tronc s’esquive et se dresse en reculant le pied droit, le sabre est armé en Ukenagashi. Au moment de l’esquive le tronc ne doit en aucun cas basculer vers l’avant.

TAKAHASHI Sensei nous précise que la position de base est de prendre cette garde en plaçant la lame à l’horizontale, devant et au-dessus de la tête. Le mune est face à l’adversaire.
L’axe médian du corps passe par le centre du sabre.

Les 5 coupes Hidari, Migi, Yokoguruma, Men Uchi, doivent être effectuées sans précipitation. Chaque coupe se fait sur un déplacement Okuri Ashi.

La 1ère coupe, Hidari Men, est portée à hauteur de la tempe. La 2ème coupe, Migi, est portée à hauteur de la clavicule. La 3ème coupe Hidari est portée à hauteur du coeur.

Pour la 4ème coupe, Yokoguruma, TAKAHASHI Sensei nous recommande d’armer sereinement en prenant le temps d’armer en passant au dessus de la tête et en venant poser la Tsuka sur la hanche gauche. La lame est à l’horizontale et parallèle au sol, le Ha dirigé vers l’adversaire.

Yokoguruma s’effectue avec la tension du Hara, sans crispation. Hokuri Ashi doit être ample. En fin de coupe les mains doivent se retrouver symétriquement sur la hanche droite. La lame doit rester parfaitement horizontale du début à la fin. Cette coupe doit faire penser à l’ouverture d’un éventail.

Un bref temps d’arrêt est marqué avant Furikabuke. Ce temps d’arrêt évite que la lame ne dévie de sa ligne de coupe par précipitation. Men Ushi est effectué de manière ample. L’écart des pieds doit être de la longueur d’un sabre.

TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- Ukenagashi est effectué correctement
- les coupes soient effectuées avec sérénité, sans précipitation
- chaque coupe soit effectuée au bon endroit
- Yokoguruma soit effectuée correctement, que la lame ne dévie pas de sa ligne de coupe
- le bref temps d’arrêt soit marqué après Yokoguruma, avant Furikabute
- les épaules ne fassent pas « de vagues »
- l’écart soit d’une longueur de sabre sur le dernier Men Ushi
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin

NUKI USHI
La référence technique pour réaliser ce kata est Men Nuki Men pour ceux qui pratiquent le kendo. Cependant, pour tous les pratiquants TAKAHASHI sensei recommande de faire un grand pas en arrière en effectuant Nukitsuke vers le haut. En effectuant Nuki Ushi, la main droite ne doit pas sortir de l’axe médian du corps.

Men Ushi s’effectue en avançant le pied droit. L’écart des pieds doit être de la longueur d’un sabre. La jambe arrière est tendue

Un Zanshin fort doit être marqué avant de tirer le pied droit en arrière pour effectuer Chiburi.

Après Noto le pied droit vient à hauteur du pied gauche, puis un pas en avant (pied gauche d’abors) pour fermer le kata (pieds parallèles).


TAKAHASHI Senseï vérifie bien que :

- les épaules ne fassent pas « de vagues »
- Nuki Ushi – Men Ushi soient effectués avec fluidité, sans temps mort ni précipitation
- Nuki Ushi soit correcte, la lame au dessus du front
- Men Ushi soit ample avec un écart de pied de la longueur d’un sabre
- le kata soit exécuté avec un Shisei, Mushin et Zanshin


EN CONCLUSION
TAKAHASHI Sensei, a principalement insisté sur l’importance du Hara et de la respiration ainsi que sur les notions de Shisei, Mushin, Zanshin, Seme lors de l’exécution des katas. Il nous a recommandé d’être plus dans la recherche de la fluidité plutôt que dans la recherche immédiate de célérité. C’est le « rythme » du kata qui doit être travaillé, avec le Hara et la respiration. TAKAHASHI Sensei nous encourage à disposer d’une certaine rigueur afin de maintenir un entrainement régulier tant sur le plan technique que sur le plan de la condition physique et mentale, facteurs indispensables à la pratique et la maîtrise du iaïdo.

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 Sujet du message: Re: STAGE NATIONAL DE IAIDO VERSAILLES 2010
MessagePublié: Sam Fév 12, 2011 10:15 am 
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Je n'avais pas encore eu l'occasion de le faire, mais vraiment sincères félicitations et remerciements aux auteurs de ces CR. :wink: C'est indéniablement un gros boulot! ... qui révèle l'engagement du coeur ... :lol: :wink:


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